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Les Internationaux Labatt

1983 marque le retour au Royal Québec d’une compétition professionnelle majeure, les Internationaux Labatt. Il s’agit d’un tournoi international qui réunit, outre certains joueurs invités, tels Arnold Palmer, Lee Trevino et Bob Charles, les champions de 19 pays. Les professionnels canadiens y sont également admis. C’est une occasion privilégiée pour le club de montrer la beauté et l’excellence de son parcours. Pourtant, un hiver particulièrement difficile et un printemps maussade sèment la crainte chez ses dirigeants. Les allées et les verts ont souffert du gel. Au printemps, on tente d’effectuer les travaux nécessaires, mais les pluies continuelles empêchent toute amélioration. On prend presque panique. L’état du parcours ne pourra certes pas être à son meilleur. Le professionnalisme de l’organisation et l’accueil chaleureux des amateurs sauront remplacer, espère-t-on, le mauvais état du parcours.

Quelque 150 joueurs s’inscrivent au tournoi. On suppute les chances des principales têtes d’affiche. Jim Thorpe semble le favori. N’a-t-il pas gagné l’année précédente ce même tournoi, qui était disputé sur le parcours du Club de golf de Cherry Hill, en Ontario ? Il ne faudrait toutefois pas négliger les Trevino, Barr, Halldorson et même Daniel Talbot. Quant au pointage final, les connaisseurs optent pour un résultat de 16 sous la normale.

Les premiers joueurs se présentent le lundi 4 juillet. Un pro-am est prévu le lendemain. Arnold Palmer, pour sa part, rejoint Québec aux commandes de son jet personnel, une heure à peine avant le début de la compétition réunissant amateurs et professionnels. Il n’a le temps que de pratiquer quelques coups roulés avant de se présenter au tertre de départ. Cette arrivée tardive ne nuit pas à son jeu. Il remet une carte indiquant 66, un coup de mieux que Dan Hallderson, qui se dit de Victoriaville, au Québec. On sait qu’il a été fait citoyen honoraire de cette municipalité des Bois-Francs à l’occasion de la tenue de la dernière édition de l’Omnium du Québec.

Les dirigeants de la CPGA sont cependant soucieux. L’état du parcours les préoccupe. On hésite sur la formule à adopter. Doit-on jouer suivant les règles d’été ou celles d’hiver ? On opte pour ces dernières. Les joueurs pourront lever et nettoyer leur balle sans encourir de pénalité. Cette décision entraîne toutefois un imbroglio. Au septième trou, un officiel remarque que Richard Dupras a déplacé sa balle avec son bâton. On lui impose une pénalité de trois coups. Son compagnon de jeu, Jim Thorpe, avoue avoir fait de même au premier trou. On lui applique une pénalité similaire. Dupras, l’un des membres du comité qui a décidé de ce règlement local, se dit en désaccord avec l’interprétation que l’on en donne. Il s’inflige 12 coups de pénalité additionnelle pour « avoir présumément [sic] violé à trois autres fois » le règlement. La confusion est totale. Les pénalités alimentent les discussions. Dégoutté, Thorpe déclare forfait et quitte précipitamment Québec.

Les performances des participants ont toutefois plu aux amateurs. La qualité du jeu répond aux attentes. Lee Trevino et Daniel Talbot se retrouvent à égalité après la première ronde. Ils ont joué chacun 67. Talbot a le sourire facile. Il déclare ne pas se souvenir d’un meilleur début de compétition. Tous les espoirs lui sont permis. Il sait pourtant que la compétition sera féroce. Dan Halldorson et Tommy Nakajima suivent avec 68, tandis que Dave Barr et Bob Charles n’ont que deux coups de retard sur les meneurs. La deuxième ronde se déroule sous une pluie battante. Trevino continue d’amuser la foule. Son jeu sur les verts est époustouflant. Il réussit en plusieurs occasions des coups roulés de plus de 25 pieds. Détrempé, les manches de son gilet retombant sur ses mains, Talbot ne peut suivre le tempo. Trevino inscrit un résultat de 64, un coup de plus que le record de 63 réalisé par George Knudson en 1968. Il prend une avance de deux coups sur Halldorson.

On retient les 70 meilleurs résultats pour les deux dernières rondes. Quatre professionnels de la région de Québec sont du nombre, Yves Tremblay, professionnel adjoint au Royal Québec, Benoît Boudreault, Jean-Guy Gendron et Pierre Gaumont. Arnold Palmer réussit à éviter l’élimination. Il est cependant loin derrière. Il traîne par 15 coups. La troisième ronde est encore l’affaire de Trevino, qui réussit à nouveau à jouer sous la normale. Rien ne semble vouloir arrêter le « joyeux mexicain ». Il augmente une fois de plus son avance. La foule se presse nombreuse pour assister à la dernière journée des Internationaux Labatt. On compte plus de huit mille spectateurs. Nakajima tente bien de réduire la marge qui le sépare de Trevino, mais sans succès. Le populaire golfeur américain remporte le tournoi avec un résultat cumulatif de 271 coups, soit 17 sous la normale. Les prévisions faites au début du tournoi s’avèrent justes.

Les Internationaux Labatt ont été un succès complet. La compétition a attiré plus de quinze mille personnes. Les organisateurs se félicitent des résultats obtenus. Charles Tessier, président du tournoi, se dit ravi et note que l’organisation n’a reçu que des éloges. La renommée du Royal Québec en sort à nouveau grandie.

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