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Rencontres interclubs

Un cas d’exception : le « Royal Montreal Golf Club »

L’élément social du golf a toujours été l’une de ses principales caractéristiques. Cela est également vrai au moment de son introduction en Amérique du Nord. Pratiqué par une élite anglo-saxonne, le golf est un sport de gentlemen. Les règles qui le gouvernent en sont la preuve et l’éthique y occupe une place importante. L’honneur et la camaraderie en sont des qualités de base.

Les golfeurs ne sont pas nombreux à la fin du XIXe siècle et ils viennent, pour la plupart, du même milieu socio-économique. Ce sont des gens d’affaires. Aussi, les rencontres interclubs leur apparaissent-ils, très tôt, comme un moyen exceptionnel d’échanger.

La première compétition interclubs en Amérique oppose, quelques années seulement après leur fondation respective, le Montreal Golf Club et le Quebec Golf Club. Viendront s’ajouter, au cours des ans, de nombreuses autres compétitions, tant contre différents clubs de la région de Québec que de l’extérieur de celle-ci. Ces rencontres, soulignons-le, sont alors fort recherchées et font souvent l’objet de rapports détaillés dans les journaux de l’époque. Parmi les principales compétitions opposant le Quebec Golf Club à des clubs de l’extérieur, notons celles contre les clubs de Grand-Mère et de Laval-sur-le-Lac. On organise même une rencontre avec le Brae Burn Golf Club de Boston. La première compétition entre les deux clubs a lieu en octobre 1920 à Boston. De nos jours, seule la compétition annuelle contre le Royal Montreal Golf Club perpétue, au sein du club, la tradition de ces rencontres interclubs.
Le Royal Québec peut s’enorgueillir d’avoir été le club hôte du premier tournoi interclubs joué en Amérique du Nord. En effet, c’est en mai 1876 que se tient cette compétition après que quatre joueurs du Montreal Golf Club eurent accepté l’invitation qui leur a été faite de se mesurer à des golfeurs de Québec. Les Montréalais, peu habitués à jouer sur un terrain marécageux et accidenté comme celui des Cove Fields, connaissent alors la défaite. Désireux, sans doute, de sauver leur honneur, ils s’empressent d’inviter leurs opposants à un match revanche qui se tiendra sur le parcours du Fletcher Field le mois de septembre suivant. C’est au tour des représentants du Quebec Golf Club de connaître des difficultés inattendues. Les Québécois sont, cette fois, vaincus. Comme les deux clubs sont à égalité, on décide d’une rencontre décisive qui se déroulera à Montréal le mois suivant. Les représentants du Quebec Golf Club connaîtront à nouveau la défaite.

L’expérience a plu et les joueurs des deux équipes disent souhaiter la poursuite de ces compétitions annuelles. La direction des deux clubs répond positivement à leurs vœux, mais on limite cet échange à deux rencontres annuelles. L’une de celles-ci aura lieu au printemps tandis que l’autre se tiendra à l’automne. Il en sera de même jusqu’en 1914. Après la Première Grande Guerre, une seule rencontre annuelle opposera dorénavant les deux clubs.

Dès les premières années de compétition, les joueurs des deux équipes ne manquent pas de souligner la solennité de l’événement. Il est alors d’usage que les capitaines des deux clubs frappent chacun la première balle de leur équipe et qu’ils portent, à cette occasion, des gants blancs. Soulignons que les professionnels des deux clubs participent également à ces rencontres.

La conquête du trophée Challenge est l’enjeu de cette compétition amicale. Acquis à la fin des années 1870 au coût de 100 $, il est payé, à part égale, par les deux clubs. La victoire de l’équipe gagnante est soulignée, chaque année, par l’ajout au trophée d’une balle de golf en argent dédicacée au nom du club gagnant.

Jusqu’à la disparition du service régulier entre Québec et Montréal, le bateau demeure le moyen de transport privilégié des compétiteurs. Les membres du club hôte se font toujours un honneur d’accueillir leurs adversaires dès que le navire accoste au port de Québec ou à celui de Montréal. Même si la victoire est l’objectif recherché par chacune des deux équipes, la compétition se déroule toujours dans un climat de camaraderie. Le soir de la première journée de compétition, un banquet réunit les membres des deux équipes. Le Garrison Club est, jusqu’à ce que le club possède son propre pavillon, l’endroit choisi pour tenir ces banquets.

La rencontre est de type partie par trous. La première journée est marquée par une compétition individuelle et la seconde par une compétition en équipe selon la formule « deux balles meilleure balle ». Trois points sont à l’enjeu dans les parties individuelles et six dans celles en équipe, soit un point pour le joueur qui remporte le premier neuf, un point pour celui qui s’assure le deuxième neuf et un point pour le compétiteur qui gagne le plus grand nombre de trous au cours des deux neufs. Les points sont doublés au moment de la compétition en équipe. Depuis le début de ces rencontres annuelles, l’équipe du Royal Montréal a remporté 81 victoires tandis que le Royal Québec n’a que 67 gains à son actif.

L’an 2000 marquera le cent vingt-cinquième anniversaire de l’existence de cette rencontre annuelle entre les deux plus vieux clubs de golf de l’Amérique du Nord.

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